EPILOGUE

By jesuiscequejesuis

« Heureux mille fois les hommes qui ne sont appelés à ne contempler que dans l’histoire les grandes révolutions… »

Joseph de Maistre (1753 – 1821)

Les Soirées de Saint-Pétersbourg

 

 

Pierre-Brieu de Norlaris est le témoignage le plus sincère que j’aurai pu faire dans mon existence à l’ensemble des Français de cette vérité que je suis, en tant qu’arrière petit fils aîné du défunt Comte de Paris issu de la branche aînée des Bourbon d’Orléans, le réceptacle de ce sang royal qui coula pour tous les hommes il y a deux mille ans.

 

Je me suis attaché à le prouver sur un double plan tant rationnel qu’ésotérique de façon à ce que personne ne puisse raisonnablement en douter. Jusqu’à présent, la connaissance de l’existence de ma famille était réservée à quelques initiés habitués aux dossiers poussiéreux des bureaux ministériels chargés de garder les secrets d’Etat. Désormais, la vérité est portée par un jeune homme de vingt-quatre ans qui, étant son dépositaire après les révélations qui lui ont été faites, a le devoir de la rendre publique. En cela, je veux vous révéler ma nature vraie. Je n’ai pas peur de m’exposer au jugement des Français pour lesquels mon affection est sans commune mesure.

Je ne pense pas qu’on vive mieux en restant dans l’ombre. Rester dans l’anonymat m’a été présenté comme une option. Or, je ne considère pas que ce soit une option acceptable. J’ai moi-même réussi à sortir de la caverne des apparences pour enfin voir la lumière du jour. Il serait irresponsable de ma part de ne pas y retourner dans cette caverne mais avec tout l’attirail du spéléologue qui me permettra d’en ressortir et, surtout, d’en faire ressortir le public.

 

Ma filiation avec le Comte de Paris me donne des droits mais elle me donne surtout des devoirs. C’est d’apporter aux Français, et à quelque niveau que ce soit, ce que mes ancêtres ont cultivé, à savoir la défense de l’intérêt de la France et des Français.

Je dois naturellement apporter ma contribution dans le respect de la République qui m’aura non seulement donné une éducation à la hauteur de cet héritage mais, qui surtout, m’aura donné cette liberté d’expression qui me permettra, je l’espère, de faire reconnaître officiellement et publiquement qui je suis.

 

J’en appelle donc à la République et aux Français pour qu’ils restent toujours fidèles aux valeurs humanistes qui font l’âme de la France depuis des siècles.

Je souhaite que la République comprenne que je ne suis pas un danger mais une chance pour la démocratie par la contribution que je peux apporter à la vie publique sans nécessairement en être à sa tête. Je ne recherche pas directement le pouvoir mais je recherche à participer, en collaboration avec ce pouvoir, au succès de notre pays.

Disposer de son identité véritable, quelle soit ou pas liée à une lignée royale, est un droit fondamental pour tout individu quel qu’il soit. La République sera renforcée si elle montre qu’elle n’a pas peur de défendre ses convictions jusqu’au bout.

Car, quand un seul individu, quel qu’il soit, est écarté en raison que ses origines parce que celles-ci en feraient une hypothétique menace, alors la République n’est plus fidèle à elle-même. C’est en trahissant son essence qu’elle se met le plus en danger car la justice finit toujours par triompher. Mais j’ai confiance dans les institutions pour se montrer, dans le cas qui me préoccupe, à la hauteur les valeurs profondément républicaines. J’ai foi dans les libertés publiques et sais que je ne serai pas trahi.

 

Je demande ainsi du fond du cœur aux Français de me porter un rapide secours comme ils auraient pu devoir le porter à n’importe lequel de leurs compatriotes. Je les invite à se mobiliser avec moi pour obtenir des autorités françaises qu’elles aillent jusqu’au bout des démarches qui ont été entreprises tant au sein du Ministère de l’Intérieur que de celui de la Défense. Aidez-moi à obtenir de ces ministères qu’ils rendent publics toutes les preuves qu’ils ont accumulées de mon identité !

Aidez-moi, Peuple de France, à obtenir de la famille connue du Comte de Paris qu’elle accepte d’entreprendre une médiation avec moi en vue de ma reconnaissance ! Cette famille, je l’aime et je ne veux que son bonheur car c’est aussi ma famille. Mais ce bonheur ne peut se faire aux dépens de ma propre famille, car le bonheur des uns ne peut se faire au prix du malheur des autres.

 

 

Que Dieu nous vienne en aide,

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