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DES SIGNES LE CONFIRMENT
« Les sciences, dites occultes, occupent depuis toujours l’attention des hommes de désir, afin de percer les mystères de la vie et de la Nature »
A côté de Nostradamus, d’autres épisodes, que je qualifie de mystiques, sont venus me donner raison au cours des derniers mois.
J’écrivis à Bernard Venzo et Emmanuelle Mignon un email vers le début du mois de février 2007 dans lequel je leur exprimai ma déception de ne pas avoir été gardé au Crédit agricole. Je leur dis que, déçu, j’avais averti les Réunionnais de destructions.
Bien entendu, je dis cela sous le coup de la colère mais je ne m’imaginais pas que les évènements me donneraient raison et que la Réunion allait être frappée de tous côtés par une série de manifestations naturelles qui l’ont mise pendant plusieurs semaines au cœur de l’actualité en métropole.
Il y eut d’abord le cyclone Gamède qui passa deux fois sur l’île et provoqua l’effondrement d’un pont de cinq cent mètres et d’une plateforme scientifique d’étude des fonds marins qui avait coûté plusieurs millions d’euros et dont les conteneurs faisaient penser à une sépulture marine. Un quatrain de Nostradamus faisait d’ailleurs possiblement référence à cet épisode :
« Un peu devant que le Soleil s’absconse,
Conflict donné, grand peuple dubiteux,
Prosligez, port marin ne fait response,
Pont& sepulture en deux etrange lieu »
Il y eut après ce cyclone et ses quelques dégâts, l’éruption impressionnante du Piton de la Fournaise. Il connut alors, pendant toute la durée de la semaine sainte d’avril 2007, sa plus forte activité de mémoire d’homme. Le vendredi saint, la majeure partie du cratère principal s’effondra sur elle-même laissant un trou béant de trois cent mètres de profondeur. Ce fut là du jamais vu. Les chaînes françaises décrirent un spectacle apocalyptique. Les geysers de laves atteignaient une hauteur spectaculaire. En mer, des milliers de poissons trouvèrent la mort. Certaines espèces inconnues venues des profondeurs remontèrent à la surface pour la première fois.
Alors que j’avais annoncé des destructions, voilà que non seulement il y eut le cyclone mais également l’éruption du siècle et, cela, pas à n’importe quel moment. Le fait qu’elle eut lieu pendant la semaine sainte et que le volcan s’effondra le vendredi saint aurait dû être remarqué. Mais de même que l’épisode de la découverte de la tombe du Roi Hérode passa à la trappe en France, celui du volcan n’avait pas été décrit comme un miracle ni par l’Eglise que j’avais pourtant alertée ni par les médias, bien que ces derniers lui reconnaissaient une dimension apocalyptique. C’était comme si la Presse, que j’avais pourtant largement informée, s’était entendue avec mes détracteurs pour éviter tant qu’elle pouvait d’apporter de l’eau à mon moulin. Allaient-ils tous à ce point défier la vérité ? Dieu ne s’efforçait-il pourtant pas de me donner raison par toutes ces manifestations ?
La France s’en moquait apparemment et ne voulut pas reconnaître ces miracles que je n’avais pourtant pas manqué de mettre en valeur dans mes différents emails. Le sacré était banni du pays jusque dans ses manifestations miraculeuses. Si Dieu apparaissait demain dans le ciel de Paris, j’ai bien peur que, le lendemain, tout le monde fasse comme si il ne s’était rien passé !
Le dernier épisode en date de toutes ces destructions fut, pour couronner le tout, la vague géante qui causa de gros dégâts sur les côtes Ouest de la Réunion dans la soirée du samedi 19 mai 2007 dans le cadre d’une très forte houle venue de l’atlantique. Les clients des restaurants du front de mer avaient dû s’enfuir en courant sans même payer l’addition. De nombreux bateaux furent endommagés ainsi que certaines habitations à proximité du rivage. Cet épisode fut médiatisé en métropole comme n’ayant jamais été encore constaté à telle ampleur.
Après la vague géante, les vagues de moindre intensité atteignaient néanmoins jusqu’à dix mètres de hauteur en moyenne. Une deuxième vague géante toucha également le surlendemain les Iles Maurice et Rodrigues.
Tous ces cataclysmes avaient eu lieu à si peu d’intervalle et étaient tous considérés comme exceptionnels. Ayant annoncé des destructions pour la Réunion, je ne pouvais m’empêcher de penser que j’avais vu juste sans même le savoir. Dieu m’avait donné raison pour que mes destinataires puissent d’une part avoir la preuve céleste des propos que je leur avais tenus sur mes origines et, d’autre part, pour que je ne sois pas désavoué sur ce que j’avais annoncé. De fait, grâce à ces manifestations naturelles, j’avais mes destructions et évitai ainsi de paraître ridicule. L’idée selon laquelle j’avais un destin et que Dieu m’offrait lui-même son appui commençai à germer dans ma tête. Malheureusement, cette volonté divine n’était pas relayée par les hommes. Avais-je mal ou pas assez communiqué ? Je pensais à tous ces gens à qui j’avais écrit et essayais de me mettre à leur place. Que pouvaient-ils penser de tout cela ?
Beaucoup doivent certainement être énervés, jaloux, agassé. Certains, qui n’y comprennent rien, pensent même que je suis un peu timbré.
Pourtant, les choses se sont passées après que je les ai annoncées. D’autre part, les quatrains de Nostradamus que j’ai analysés l’ont été sur des données totalement objectives. D’autre part, c’est la coïncidence parfaite entre ces données objectives et les prophéties relatives au grand Monarque qui me donne raison. Je n’ai fait qu’analyser des faits et rien d’autre que des faits. Dans mon cas, la raison scientifique confirme les propos mystiques tenus par d’autres que moi. Ma démarche est une démarche saine qui s’est appuyée sur des éléments concrets que ce soient les évènements tels que décrits par les médias ou les textes ésotériques ici mentionnés. Mon rôle n’a été au fond que de lire les prophéties de Nostradamus à la lumière des faits. Mon travail est donc digne de celui d’un scientifique et il est marqué, me semble-il, d’une assez grande rigueur.
- « Que va-t-il se passer ? » me dit ma mère.
- « Ce qui est écrit. »
« Le livre que j’écris sur notre vie est un hommage à la vérité. Celle-ci est bonne à dire et, aussi, à entendre. Ce qui n’est pas légitime, c’est le mensonge. Un secret peut être conservé mais seulement dans l’intention de le protéger. Quand l’on garde le silence pour anéantir l’histoire vraie, l’on se rend alors coupable du plus grand pêché qui puisse exister. Ce pêché est plus grave que l’adultère, plus grave que l’avarice. C’est un acte barbare contre l’humanité car celle-ci se définit par son histoire étant donné qu’elle est en perpétuel mouvement. Vois-tu maman, cette vérité que je vais divulguer, elle ne nous appartient pas, elle ne nous appartient plus. Elle appartient aux Français. Nous ne nous appartenons que dans la limite des dettes que nous avons vis-à-vis de notre passé. Accepter de rester dans l’anonymat, c’est un crime contre le sang royal dont nous sommes dépositaires. Ce sang ne nous appartient pas. Il appartient à Dieu et à l’Histoire. Nous avons des droits mais, surtout, nous avons aussi des devoirs. Il est un devoir que nous rendions à la France la vérité nous concernant non comme individus mais comme héritiers d’une longue histoire partagée. Nous devons le faire dans le respect de la République qui nous offre cette possibilité parce qu’elle a su garder les valeurs profondément généreuses qui ont toujours été portées par nos ancêtres.
La France est une synthèse et cela signifie que chacun a sa place, que l’histoire est considérée comme une richesse. Le sang royal a une dimension sacrée importante. La République le sait et a désormais l’ambition, par la voix de Nicolas Sarkozy, de protéger la lignée à laquelle nous appartenons non pour revenir à la monarchie mais pour respecter l’histoire et la diversité des croyances.
Cette synthèse républicaine, nous ne la trahirons pas car elle est une chance pour nous de faire enfin reconnaître qui nous sommes et d’exprimer aux Français l’amour débordant que nous ressentons à leur endroit » dis-je à ma mère.
- « Tu devrais faire de la politique étant donné la majesté de tes discours » me dit ma mère.
- « Oui, peut-être. Mais, sais-tu, il y a mille façons de participer au succès d’une société. Ma place est-elle dans un jeu politique qui, souvent divise alors que, moi, je souhaite que les Français s’unissent pour faire face aux terribles défis du siècle naissant ? Je me réjouis que les leaders politiques élus s’affranchissent de plus en plus de leur étiquette politique pour s’adresser à l’ensemble des Français. Le gouvernement d’ouverture formé par Nicolas Sarkozy, comme la création du Mouvement démocrate de François Bayrou, sont des signes très positifs d’un changement d’époque et de mentalités. »
Je n’avais pas l’habitude de discuter souvent avec ma mère de sujets très profonds. Nos relations étaient d’ordinaire davantage terre à terre. Ces échanges d’idées, je les tenais habituellement avec des étrangers. Mais toutes les personnes ne sont pas ouvertes à ce type de débat. Il m’arriva donc bien souvent de tomber sur des individus qui ne me comprenaient pas et racontaient ensuite publiquement que je disais des bêtises et qu’ils avaient honte de moi. Le premier d’entre eux était mon grand-père Lucien qui aimait les sujets concrets et déjà balisés. Il était chirurgien-dentiste de profession et estimait que sa science était la plus parfaite. Il méprisait les études de philosophie que ma sœur poursuivait. Il était davantage admiratif de mon parcours à Sciences Po qui lui semblait prestigieux bien qu’il dît sans cesse pour m’agacer que tout le monde entrait désormais à Sciences Po. Il avait donc tendance à me casser en relativisant la qualité des études que je poursuivais.
Moi, je n’avais pas eu l’argent du Comte mais j’avais eu son sang par l’aînesse et avait été capable de le démontrer d’une manière honorable. En faisant Sciences Po, j’avais aussi bien fait que l’un de ses fils qui se dit aujourd’hui Comte de Paris et Duc de France alors, qu’en vertu du droit d’aînesse, c’est moi qui aie normalement droit à ce titre. J’avais réussi Sciences Po par mes efforts. J’avais réellement beaucoup travaillé. Même si j’étais reconnu demain, j’aurais avant cela pu prouver que j’étais capable de m’en sortir par mes propres moyens comme n’importe quel citoyen.
Mon père n’aimait pas non plus les discussions philosophiques que nous avions parfois lorsque ses responsabilités le conduisaient à se rendre à Paris et qu’il en profitait pour déjeuner ou dîner avec moi.
Il est assez terre à terre également. Cependant, il est très ouvert d’esprit quant aux choix de vie que ses enfants décident. Il a toujours soutenu nos études et nos projets. Lorsque ma sœur fut enceinte d’un homme qu’elle venait de quitter, il la convint de ne pas avorter et l’aida beaucoup par la suite pour élever cet enfant. Ma sœur fut très amoureuse d’un étudiant d’origine kabyle qui devait plus tard obtenir, comme elle, son doctorat de philosophie avec mention.
Abdenour n’est pas un très bel homme mais il a su donner à ma sœur de l’affection comme aucun autre n’avait su le faire auparavant. Les jeunes hommes boudaient ma soeur parce qu’elle avait un caractère difficile. Il y en a certainement qui apprécient les femmes exigeantes et caractérielles mais ils se comptent sur les doigts de la main. Je regrettai néanmoins que ma sœur tombât enceinte d’Abdenour malgré les conseils que je lui avais donnés pour éviter de tomber dans ce piège. Ce n’était pas en raison de ses origines que j’avais des craintes mais bien plutôt de sa personnalité propre, en tant qu’individu.
Plusieurs éléments du comportement d’Abdenour m’avaient inquiété. Ainsi, il roulait plusieurs dizaines de kilomètres par heure au dessus de la vitesse autorisée et ne faisait aucun effort pour se contrôler lorsque les passagers le lui demandaient. Il prenait tout pour une provocation. De plus, j’avais entendu dire qu’il avait d’autres femmes que ma sœur. Je ne pus accepter cette situation qui était une insulte pour ma famille. Si cet homme avait été honnête et qu’il avait respecté ma sœur, je l’aurais alors bien naturellement estimé. Mais il s’était montré irrespectueux des valeurs et des traditions que nous avions et qui n’étaient pas négociables.
Récemment, alors qu’il venait voir son fils à la Réunion, il me dit que si j’avais raté l’ENA, c’était certainement parce que j’avais un neveu arabe. Cette remarque me mit hors de moi.
« En quoi suis-je concerné par cette situation ? Je compte bien moi-même avoir des enfants et les choix de ma sœur ne n’impactent aucunement », lui répondis-je avec un peu de méchanceté provoquée pour ne pas tomber dans le piège qu’il me tendait.
« Peut importe la religion de celle que j’épouserai pourvu qu’elle respecte mes valeurs et mes croyances » rajoutai-je aussitôt pour que les choses soient bien claires et qu’il cessât de chercher chez moi un hypothétique fond raciste dont il imaginait qu’il était présent chez tout Français.
Il avait cette manière de provoquer les gens qui me conduisit à tenter de l’éviter le plus possible. Après que ma sœur eut soutenu sa thèse de doctorat à Lyon à l’automne 2005, nous allâmes au restaurant avec la famille d’Abdenour. Le repas avait à peine débuté et Abdenour donna un violent coup de point sur la tête de mon petit neveu Raphaël, avec lequel il jouait à se faire mal. Ce dernier se mit à pleurer. Mes parents ne dirent rien et cette situation me mit totalement hors de moi.
Nous étions assis dans ce restaurant avec cet homme violent qui terrorisait ma famille et aurait même pu me tuer devant eux si je lui avais fait une remarque désobligeante. J’étais vraiment mal mais tâchai de garder mon sang froid pour faire plaisir à mes parents qui ne souhaitaient que le bonheur de Raphaël et minimisaient la situation en conséquence.
Vers le milieu du déjeuner, le mal élevé changea de place et s’assis à côté de moi. Il commença à me mettre la main sur la cuisse en me faisant passer pour un homosexuel que je ne suis pourtant pas bien que je respecte profondément les préférences sexuelles de chaque individu. Il se fichait évidemment de moi. Il essayait de me ridiculiser devant mes parents. Il s’imaginait que je n’allais pas réagir et qu’il me allait me faire passer pour un lâche. Ce fut là la goûte qui allait faire déborder le vase. Je me levai et quittai le restaurant en annonçant à mes parents que cette comédie avait assez duré et que je rentrais à Paris. Abdenour se mit à courir à mes trousses pour me rattraper. Je ne sais pas s’il voulait profiter de l’occasion pour me passer à tabac dans les rues de Lyon, loin des yeux de mes parents. Heureusement, je réussis à courir suffisamment vite et réussis à le semer en me cachant dans un magasin. Je fis ensuite un saut à l’hôtel, pris mes bagages et me rendit à la gare Perrache. Je décidai alors de ne plus revoir cet individu qui avait décidément l’intention d’abuser de l’ensemble de ma famille sur laquelle il avait jeté son dévolu.
Les fréquentations regrettables de ma sœur ont certainement trouvé leurs origines dans celles de ma mère. Celle-ci eut toujours des relations compliquées avec les hommes depuis son divorce. Heureusement, son dernier amant en date était avec elle depuis plus de dix ans et lui avait permis de trouver une certaine stabilité. Néanmoins, c’est elle qui payait ses factures. Il avait même pris l’habitude de lui prendre son téléphone portable et de l’utiliser à l’étranger au lieu de faire l’effort de prendre une carte sur place. Ma mère avait toujours été abusée par les hommes bien qu’elle avait le physique de Catherine Deneuve et qu’elle aurait très bien pu trouver le mari qu’il lui fallait pour remplacer mon père. C’est sa grande timidité qui l’empêchait d’avoir de bonnes fréquentations.
Aujourd’hui, ma mère a perdu sa jeunesse et s’est laissée envahir par le stress de la vie au point d’en devenir obèse. Je la plains beaucoup car elle n’a jamais trouvé d’équilibre. Je crois que ses difficultés sont d’ordre psychologique et trouvent leurs racines dans cette identité avec laquelle elle a grandi mais dont elle sait, depuis ses dix-huit ans, qu’elle a été trafiquée. Ce n’est pas facile pour une personne adulte d’accepter de continuer de vivre dans le reniement de son identité véritable pour le seul bien-être de quelques personnes que la vérité aurait terriblement gêné.
Mots-clefs : grand monarque, signes